Culture
22 MAI : SYMBOLISME ET RECUEILLEMENT AU FRANÇOIS
La Fédération des Associations de France a proposé dans plusieurs communes, dont le François, un moment de commémoration
« Livre concentré d’une humanité saine… on retrouve chez Léo des éléments rassurants en ce temps de véritable désastre de la pensée. » Pour Roger Parsemain, Léo Ursulet faisait partie de ces jeunes franciscains au regard acceré et curieux de son existence. À travers son ouvrage présenté à la bibliothèque municipale du Françopis le 27 avril dernier, l’historien pose la question du culte de Schoelcher et de l’absence mémorielle de Bissette dans la société martiniquaise.
Homme de mathématique, l’auteur agit avec cette rigueur qui lui donne de la hauteur pour aborder l’histoire. Pour l’historienne Marie-Hélène Léotin, « l’ouvrage de Léo Ursulet confronte les sources et cherche à rester le plus objectif possible, bien que la neutralité n’existe pas. »

L’auteur a présenté Schœlcher qui n’a jamais recherché ce culte historique. Une telle vénération n’existe pas dans les îles anglaises pour les abolitionnistes de la Caraïbe. Bissette était pourtant à l’avant-garde du combat abolitionniste, bien avant Victor Schœlcher, qui s’oppose à l’émancipation immédiate. Seule ombre au tableau il a participé à la répression militaire contre les esclaves du Carbet avant de changer sa position.
Le public a partagé le discours d’opposition entre Schœlcher et Bissette. Mais c’est en 1842 que Victor Schœlcher prône l’abolition immédiate de l’esclavage. Le projet politique de Schœlcher correspondait en fait à celui de la classe des libres de couleur. Ceci expliquerait en partie la dévotion qui lui est faite à ce jour. Les débats passionnés ont montré l’intérêt du public pour l’analyse historique de ces deux hommes dont celui qui gagne à être connu est bien Bisette.
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